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 Can't be tamed feat. Charlie

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MessageSujet: Can't be tamed feat. Charlie   Dim 30 Mar - 16:11

Le 14 août 2013 ; 04h35
L'école, dans les couloirs


Ils étaient de retour en ville. Jae Hwa avait un peu dût tordre le bras de Jae Seong, mais finalement, il n’avait pu que céder. Il savait bien que c’était inévitable. Ils avaient besoin de faire le plein de tout ce qu’ils pouvaient et même si l’endroit avait déjà été pillé maintes et maintes fois, ils retrouvaient toujours quelque chose. Peut-être à cause de ces fameuses provisions qui étaient ponctuellement ramenées sur l’île par l’organisation, allez savoir. Quoi qu’il en soit, il était donc nécessaire qu’ils fassent le déplacement après la tempête qui s’était abattue sur l’île. Ils avaient pu constater à ce moment que le centre de l’île avait été beaucoup moins endommagé que la périphérie. C’était probablement à cause du tsunami que ça avait engendré et qui n’avait pas rejoint les terres. Mais, l’endroit était malgré tout un peu plus désolé qu’auparavant et s’il faisait déjà peur à JS, c’était à présent mille fois pire, semblait-il. Non, il n’était pas un courageux... Mais il ne faisait pas semblant de l’être, non plus. Sauf lorsqu’il rencontrait quelqu’un, parce que les brebis finissaient toujours sous les dents des loups...

Aujourd’hui, dans quelques heures peut-être ou bien à la fin de la journée, il ne savait pas trop, une nouvelle vague allait débarquer. C’était un pincement au coeur à chaque fois. Et il était terrifié dès que ça commençait. Parce que pour certains qui étaient ici depuis longtemps, c’était un peu une occasion de festoyer... de façon très, très morbide. Ils s’amassaient vers la plage et là, ils donnaient libre court à leurs plus bas instincts. JS songeait au débarquement du premier août, se réjouissant que Jae Hwa ne soit pas un de ces prédateurs psychopathes. Et tout en réfléchissant, il déambulait lentement et en silence dans les couloirs de l’école qui avait accueillit l’armistice, un mois et demi plus tôt. JS avait encore du mal à croire que tant de temps s’était écoulé depuis ce moment. Et plus encore depuis son arrivée. C’était bizarre de voir ces murs à présents vides de toute vie alors qu’ils avaient pu presque sympathiser la dernière fois qu’il y avait mis les pieds. Oui, c’était vraiment bizarre... et démoralisant.

Sauf que soudainement, on arrache JS à ses pensées sombres. Et pas rien qu’un peu... Parce qu’alors qu’il se croyait complètement seul, le jeune homme réalise qu’il avait été peut-être plus imprudent qu’il ne le pensait. Car maintenant, un homme se tenait au bout du couloir, pas très loin de lui. Au moins semblait-il tout aussi surpris que JS... Alors il ne l’avait probablement pas traqué. En espérant qu’il n’était juste pas très bon comédien, quoi... Le jeune homme reprend lentement son souffle, la frayeur le lui ayant coupé.

« Tu... », commence lentement JS avant de néanmoins s’interrompre. Non, il n’allait quand même pas lui dire qu’il l’avait surpris, c’était idiot ! « Tu fais plus de bruit qu’un éléphant dans une boutique de porcelaine ! »

Bon, ça c’était mieux, quand même. Il a un regard rapide pour les mains de l’homme, histoire de s’assurer qu’il n’était pas armé. Ce qui ne semblait pas être le cas. Et en revenant à son visage très typé caucasien, JS reprend la parole.

« Je ne te ferai pas mal si tu ne me fais rien non plus. Ça pourrait être bénéfique pour nous deux. », déclare JS... avant d’avoir un petit signe de la tête pour les mains de l’homme, qui se tenait un poignet. « Tu es blessé ? La tempête ? »

C’était pas de bol... Il s’était sûrement pris la tempête sur le coin de la gueule, lui aussi. JS s’en était sorti indemne, avec toutefois un malade sur les bras. Comme quoi, ils pouvaient quand même avoir un peu de chance. Vu les corps qui jonchaient les rives, tous ne pouvaient pas s’en vanter...

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Dim 30 Mar - 21:52

Cela faisait désormais presque deux semaines que Charlie avait été débarqué sur cette île où les massacres étaient plus fréquents que les ressources. Compte tenu de ses précédentes journées, on ne pouvait pas dire que la chance était de son côté. En effet, à peine quelques jours après son arrivée, une terrible tempête s’était levée et le jeune homme s’était enfui trop tard de la plage pour ne pas perdre son arme et se fouler le poignet droit. En voyant la tornade approcher, ses jambes avaient perdu la quasi-totalité de leur fonction et son cerveau, en manque de ses plus grandes drogues, avait tendance à divaguer. Oui, il n’avait pas cru à cette nature en colère, imaginant qu’il s’agissait encore de l’une de ses nombreuses hallucinations. Malheureusement pour lui, il aurait effectivement mieux fallu qu’il s’agisse d’une hallucination, cela lui aurait évité tout cela.

Vagabondant à droite et à gauche depuis désormais quatre jours, son poignet blessé ne guérissant visiblement pas, il avait décidé de se mettre à la recherche d’une boîte de pharmacie où il espérait dénicher une bande pour tenir son membre. Dans l’immédiat, il n’avait trouvé que la solution de déchirer un bout de son tee-shirt pour y envelopper le plus serré possible son poignet. C’était toutefois un bandage de premier secours, fait comme il l’avait pu, en le tenant de sa main gauche et entre ses dents. Il n’avait rencontré aucune personne vivante pour lui donner un petit coup de main et, à bien y réfléchir, il se disait qu’il n’avait besoin de personne pour survivre dans cet enfer. Il avait déjà vu bien pire au cours de ses précédentes années à vivre entre trois pays.

Son regard s’abandonnant quelques secondes sur la carte de l’île qu’il était parvenu à nouer autour de son cou, il visa la zone 1, et plus particulièrement l’école. Il ne mettrait pas beaucoup de temps à y parvenir, se trouvant qu’à quelques pas de là. Peut-être que dans cet établissement il trouverait de quoi se soigner. Il soupira, but une gorgée d’eau, puis recracha cette dernière. L’alcool lui manquait diaboliquement. Et autant tentait-il de se convaincre que cette bouteille était non pas en plastique, mais en verre, et ne contenait non pas de l’eau, mais de la vodka, rien n’y faisait. Ses entrailles le brûlaient tout entier, mais le plus terrible était de ne pas pouvoir se piquer de l’une de ses seringues qu’il chérissait tant depuis plusieurs mois. Une descente aux Enfers ; il les connaissait plutôt bien.

Zigzaguant à travers les buissons et les arbres, songeant un minimum à ne pas se faire repérer surtout parce qu’il était blessé, il arriva en moins d’une heure au lieu qu’il avait pointé sur sa carte. Il rehaussa son sac à dos sur son épaule avant de pénétrer dans cet endroit qui paraissait encore plus glauque que dans ses souvenirs. L’école n’avait jamais été trop le fort du musicien et encore moins en ce moment-là. Est-ce que les fantômes du passé allaient ressurgir dans cet endroit ? Certes, ces études ne s’étaient pas déroulées ici même, mais n’était-on jamais trop sur ses gardes… Quoi qu’il s’agissait de Charlie. D’un pauvre chanteur drogué à la carrière plus courte qu’il ne l’aurait imaginé. Bon sang, pour ne pas être chanceux, il ne l’était pas.

Ainsi perdu dans ses songes, le japano-coréano-américain reprit sa marche et ses recherches. Dans une salle, puis dans une autre, et encore à côté. En vain. Tout ce qu’il vit, fut simplement des tables renversées et des chaises brisées. Rien de particulièrement intéressant en soi. N’y avait-il donc pas un plan dans ce lieu ? Ce fut en retournant dans le couloir, en quête donc d’un plan, qu’il entendit du bruit à l’autre bout. Il cessa de s’agiter pour plisser les paupières, essayant tant bien que mal de distinguer l’ombre de l’autre côté. Celle-ci lui adressa la parole, lui signifiant qu’il faisait bien plus de bruit qu’il n’avait l’impression d’en faire. Charlie ne lui répondit pas. Il se contenta juste de se rendre compte que son interlocuteur n’était pas une hallucination et que c’était un homme, un coréen, plus particulièrement. Le cerveau du blondinet allait avoir du mal à réenclencher ses connaissances sur cette langue qu’il connaissait plus ou moins bien selon ses états.

Blessé ? C’était bien le mot. Quant à faire du mal à cet inconnu, c’était bien la dernière des choses qui lui était passé par la tête dans l’immédiat. Après tout, il n’avait pas d’arme pour se défendre, d’autant plus qu’il ne pouvait pas se servir de ses poings. Il avança donc dans la direction de cette personne qui lui parlait, pointant un doigt dans sa direction lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques pas de lui.

« Putain de tempête, hein, s’exclama-t-il en laissant échapper un léger rire gras. Mais qui me dit que je peux te faire confiance ? Après tout, on n’est pas en sécurité sur cette île. »

Charlie n’avait pas encore vraiment pris part au jeu qui s’y déroulait, surtout parce qu’il s’occupait de ses propres soucis. Toutefois, il ne pensait pas avoir trop de mal à donner la mort à quelqu’un. La loi du plus fort, il y avait déjà été plus ou moins soumis au cours de son enfance, et de son adolescence. De plus, il n’était pas le genre de personne à accorder sa confiance au premier idiot qui se pointait dans les environs. Son vis-à-vis paraissait dénué de mauvaises intentions, mais beaucoup savait cacher leur jeu. C’était si facile de se faire passer pour quelqu’un que l’on n’est pas.

Il haussa les épaules puis pivota sur sa droite pour apercevoir une nouvelle salle de classe. Il ne l’avait pas encore exploré, alors il s’y avança, non sans un regard en arrière pour ce garçon qui continuait de le fixer. À peine entré dans la pièce, il refit un pas en arrière pour pencher sa tête sur le côté et héler le brun.

« Si tu as les mains aussi blanches que tu le dis, alors aide-moi à trouver une foutue bande pour mon poignet. »

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Mar 8 Avr - 21:02


Jae Seong arque un sourcil tout en observant un peu mieux l’étranger qui s’approchait. Étonnamment, il ne recule absolument pas, lui qui aimait pourtant qu’on respecte un très large périmètre de sécurité avec lui. On ne savait jamais quand ces cinglés pouvaient sortir un couteau pour faire la peau de leur interlocuteur alors... Il hurlait très rapidement sur ceux qui osaient s’approcher de trop près. Pourtant, JS reste bien planté sur ses pieds, sans mot dire, observant seulement l’homme. Et la raison était fort simple... Ce type était vraiment dans un sale état. Il ne l’avait pas remarqué avant maintenant et pourtant, ça sautait aux yeux. Son regard était fuyant et il semblait avoir du mal à faire le point sur ce qu’il regardait. Ses membres tremblaient et sa peau était blême. Non pas à cause de ses origines potentiellement caucasiennes, JS en était certain. C’était le genre de teint verdâtre qu’on avait quand ça n’allait pas. Et ce type n’allait définitivement pas bien. Est-ce que c’était une bonne chose ? Pas pour le mec, c’est sûr. Mais lui, ça lui donnait l’avantage si ce type se ruait sur lui. Alors oui. C’était une bonne chose, sûrement...

Toutefois, nouvel air dubitatif alors que l’autre ouvre la bouche. Son accent à couper au couteau semblait surtout être le fruit d’un grand manque de volonté. Mais surtout, il est... vraiment impoli. D’un mouvement de la main tout en ayant un petit reniflement dédaigneux, JS vient repousser ce doigt qui pointait négligemment en sa direction.

« Rien. », marmonne le geek tout en levant brièvement les yeux au ciel. « Et si tu penses que ma priorité là, c’est de te prouver que tu peux me faire confiance, tu te fous le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Note que ce serait mieux que de le pointer vers moi comme un mal élevé... »

JS plonge finalement ses mains dans les poches de son pantalon d’uniforme élimé. Il arque à nouveau un sourcil alors que le type fini par ne plus trop sembler le calculer et va plutôt dans une salle de classe pour... jouer à Dora l’exploratrice ou il ne savait trop quoi. Putain, il était tombé sur un cas social, visiblement. Le type se retourne finalement vers lui et JS lui renvoie aussitôt un regard aussi noir qu’hébété ! Non mais cette façon de s’adresser à lui ! Il se pensait où, là ?! Au self ?!

« Non mais à qui tu t’adresses comme ça, le mal embouché ?! », s’exclame JS, son côté Pikachu refaisant surface vitesse grand V. Il était carrément indigné, là ! Et nul doute que si Jae Hwa arrivait à ce moment précis, il ferait demi-tour sans chercher son reste...! Guerrier mais pas fou, ce type. Et il fallait être fou -ou ne pas savoir à quoi s’attendre- pour énerver JS. « C’est ça et tu veux que je te trouve un esclave pendant que j’y suis ?! Parce que ça, c’est quelque chose que je suis pas du tout, tu vois ! »

JS gronde tout en entrant dans la salle de classe, repoussant le type sans douceur pour qu’il s’éloigne de la porte, histoire de bien le laisser entrer. Il a un nouveau regard furibond dans sa direction avant d’aller jusqu’à une armoire qu’il ouvre. Il fout la moitié de son contenu au sol, mais rien de potable. Puis, il va au bureau du prof, fouille encore de la même façon absolument pas méthodique et surtout, très rageuse. Finalement, c’est après avoir mis à sac une bonne partie de la salle de classe qu’il trouve un linge qui avait dût être autrefois une nappe, mais dont il ne restait qu’un lambeau néanmoins solide. Il le chiffonne en petite boule et va le jeter à la tête de cet abruti.

« Tiens ! Et j’ai jamais dit que j’avais les mains blanches alors te fait pas d’idées, ducon ! », grogne Jae Seong tout en se drapant dans sa fierté ! Il se détourne pour aller s’asseoir sur une chaise, marmonnant pour lui même plus qu’autre chose : « Non mais qu’est-ce qu’il faut pas entendre...! »

Désolé, mais son petit caractère chiant, c’est bien tout ce qu’il lui restait sur cette île...!

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Dim 13 Avr - 10:00

La première pensée qui transperça violemment l’esprit de Charlie fut celle-ci : le garçon en face de lui parlait vraiment, vraiment beaucoup. Trop, d’ailleurs, à son goût. Il n’avait plus l’habitude de se retrouver avec des personnes de ce genre, surtout depuis qu’il avait atterri sur cette île aux pratiques plus qu’étranges. Toutefois, son interlocuteur n’avait pas manqué de lui tirer un sourire du coin des lèvres lorsqu’il n’avait pas apprécié le doigt du musicien pointé dans sa direction. Mal élevé ? Bien sûr. Après tout, c’était un rockeur et ces garçons-là n’étaient pas spécialement réputés pour s’imposer des règles à respecter. Cependant, ce n’était pas non plus vraiment le genre du blond d’agir de la sorte en temps, disons, normal. Le manque de drogue et d’alcool lui avait souvent fait faire de drôles de choses au cours de ces deux dernières semaines.

Pour ne citer qu’un seul de ces nombreux exemples, l’événement remontait à peine à trois jours de cela. Trop préoccupé par sa blessure au poignet et ses hallucinations qui apparaissaient ici et là quand bon leurs semblait, il n’avait pas fait attention au plan et à la zone dans laquelle il ne valait mieux ne pas traîner, au risque de terminer rapidement le jeu. A la vérité, s’il s’en était sorti vivant, cela avait été grâce à un petit animal qui avait attiré son attention dans des buissons à quelques mètres de l’endroit où il se tenait précédemment. Il ne saurait jamais qu’il avait frôlé de si près l’arrêt brusque de sa vie et c’était sans aucun doute mieux ainsi.

Quoi qu’à bien y songer, cela aurait peut-être été la meilleure des choses qui ne lui serait jamais arrivé. C’était à peine s’il parvenait à avancer, un pied après l’autre, sur l’asphalte. Il s’y traînait désespérément, à la recherche de ce qu’il trouvait pour survivre un minimum. Il n’était jamais tombé aussi bas. Mais qu’importait ? Ses songes, bien trop perturbés, ne tournaient plus comme il le fallait. Il n’avait que cette quête de bandages à l’esprit et il serait sans aucun doute capable de n’importe quoi pour en dénicher tant il se faisait rage pour se focaliser là-dessus plutôt que sur son manque de drogue. Il ne pouvait toutefois pas s’empêcher de se dire que tout était tellement plus simple quand il n’était plus conscient de ses actes. La sobriété l’ennuyait du plus profond de son être et si personne ne venait à le tuer sur cette île, ce serait probablement de cela qu’il succomberait.

Héler le brun l’avait apparemment mis en rogne. Charlie s’en moquait bien, car même s’il était blessé, il n’avait pas peur de grand-chose. Il imaginait qu’il pourrait se sauver de cette situation, son égocentrisme ressortant grossièrement sur ce coup-ci. Se faisant malgré tout repousser par son interlocuteur, il perdit le peu d’équilibre qu’il avait et manqua de s’étaler par terre. Par chance, ou plutôt par on ne saurait jamais quel miracle, sa main valide agrippa l’encadrement de la porte, le forçant à faire travailler ses muscles pour se redresser. Il soupira en crachant vulgairement par terre, un peu de plus et il se foulait l’autre poignet, avant de s’adresser une nouvelle fois à l’autre garçon qui fouillait visiblement dans la salle de classe à sa place.

« Eh, mec, tu ne veux pas être mon esclave, mais tu te contredis tellement que j’en chialerai presque. »

De rire, bien évidemment. Quant à la provocation que l’américain faisait – car oui, lui-même avait parlé dans ce but-là, de provoquer – elle lui importait autant que tout le reste. Il ressentait la colère de cet inconnu et il avait toujours été du genre à pousser les autres dans leurs retranchements, uniquement parce que cela l’amusait. Il oubliait naturellement sa condition d’handicapé, et de drogué par la même occasion. Quoi de plus intéressant que d’enfoncer les clous sur une planche qui tangue ? Et, bien sûr, dès qu’il reçut le linge en plein visage, il ne put s’empêcher de le balancer à son tour sur son émetteur.

« T’es sérieux, là, en me jetant ton vieux drap dégueulasse dessus ? Tu me prends pour un clébard, c’est ça ? On aura vraiment tout vu. »

Traiter les autres sans respect tandis que lui-même n’appréciait pas de se faire traiter de la sorte : la philosophie de vivre de Charlie depuis quelques mois. Il fit glisser son sac à dos de son épaule pour le poser au sol et il s’approcha du coréen pour saisir le col de son haut de la même main valide avec laquelle il s’était raccroché à la porte. Plantant son regard vacillant dans le sien, il sentait l’adrénaline grimper dans son corps. C’était la première fois depuis son arrivée qu’il avait autant envie de frapper un adversaire. Il se rappelait des combats de rue qu’il faisait lorsqu’il se trouvait en Amérique, ou même au Japon, ou tout simplement de ces entraînements dans les salles de boxe. Tout cela venait à lui manquer plus qu’il ne l’aurait jamais cru.

Son emprise se détendit toutefois et il se recula pour se laisser tomber sur une chaise à son tour. Son esprit venait de passer à autre chose et il se mit à défaire son bandage. Découvrant son poignet, il le leva légèrement pour que la lumière l’éclaire. Il était encore violacé et tenter de le bouger lui tira un râle rauque de douleur. Saleté de tempête. Tant absorbé par sa blessure, c’était à peine s’il se rappelait qu’il n’était pas seul dans la pièce. Il planait dans pensées, déconnecté. A découvert, si aisément attaquable, sans défense. Puis, d’un coup, son buste se redressa et ses yeux percèrent à travers cette quasi-obscurité.

« Tu sais faire les bandages ? »

Sa voix s’était adoucie, comme s’il avait décuvé en l’espace d’aussi peu de temps. Mais il doutait de la réalité de la scène. Si ça se trouvait, son vis-à-vis n’était qu’une hallucination de plus parmi les autres.

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Lun 14 Avr - 21:46


JS arque un sourcil dubitatif alors que d’une simple poussée, le type tombe presque à la renverse, se retenant à la dernière seconde au cadre de la porte pour ne pas s’échouer lamentablement au sol. Il aurait eu l’air fin à se casser le nez en plus, hein ? Non, JS ne se sentait pas particulièrement coupable. Il n’était pas responsable des jambes molles de cette grande courge antipathique. Mais il note malgré tout dans un coin de sa tête qu’il ne semblait pas en pleine maîtrise de ses moyens. Si jamais les choses tournaient mal, ça pouvait toujours être important. Néanmoins, Jae Seong ne peut s’empêcher de se questionner sur les raisons de cet air livide et ce maintien peu stable. Rapidement, comme ça, il ne voit rien, mis à part un virus peut-être ? Jae Hwa avait été dans un sale état juste après la tempête et ce pendant quelques jours, à cause du froid, de l’eau et de Dieu seul savait quelle cochonnerie qui traînait dans la dite eau. C’était peut-être exactement le même mal qui affligeait à présent ce type. En tout cas, JS ne l’avait pas attrapé en côtoyant Jae Hwa. Il espérait que ça en serait de même cette fois encore...

JS bondit un peu sur le côté en faisant la grimace alors que cet ours mal léché crache soudainement au sol, carrément ! Dire qu’il avait déjà dit à Jae Hwa qu’il était mal élevé... Il allait devoir s’excuser parce qu’il voyait ce que c’était que d’être vraiment un gros con sans étiquette ! Pourtant JS était loin de se formaliser de peur. Mais bordel quoi...

« Putain, on n’est pas dehors, ici ! C’est dégueux...! », s’exclame JS, complètement flippé. Ces putain de caucasiens débiles sans savoir vivre... Il le prend plutôt mal lorsque l’autre prétend qu’il se contredit en lui cherchant un truc pour bander son poignet et acerbe, JS assure : « Eh ben vas-y, chiale. Tu pisseras moins. »

Mais visiblement rien n’est assez bon pour monsieur et ce dernier se plaint de son drap. JS a un long soupir exaspéré tout en montrant le dit drap d’un signe énervé de la main.

« Tu te crois où ? À l’hôtel ?! », s’exclame-t-il, furibond. « Tu voulais un truc pour bander ton poignet. Eh bien voilà ! Je peux pas faire mieux. Je vais pas te donner un bout de mes fringues pour te faire plaisir ! »

Cependant, le jeune homme semble soudainement perdre les pédales. Il s’approche et JS a à peine le temps de reculer qu’il se fait solidement empoigner par le col. Il se débat, bien sûr et réussi même à donner un bon coup contre le torse du type. Effrayé ? Assurément, mais il passe cette peur en fougue, sachant qu’il n’y avait pas mille façons de s’en sortir.

« Mais qu’est-ce que tu fous ?! »

JS a un grognement tout en repoussant à nouveau le blond... mais ce dernier fini par le relâcher de lui-même, ce qui fait pousser un long soupir de soulagement à JS. Il s’éloigne et ce, en direction de la porte pour se poser à nouveau sur un bureau. Et s’il ne se casse pas, c’est uniquement parce qu’il y avait vraiment quelque chose d’étonnant à propos de ce garçon. Il semblait un peu perdu... Drogué ! C’était ça ! Il venait de le trouver ! Ce type devait être un junkie. Lentement, JS glisse une main dans son sac. Sans la ressortir, histoire que le garçon ne voit pas son arme, il referme sa main sur un rasoir droit. Et histoire d’en avoir le coeur net, encore un peu tremblant à cause du choc d’un peu plus tôt, JS demande :

« Tu es en manque ? »

Il y a un petit moment de battement, l’autre semblant retrouver un peu de contenance. Et à la question qui lui est posée, le regard que pose JS sur le type se fait plus dur.

« Oui, je sais faire les bandages. Je voyage avec un autre mec et c’est moi qui le soigne. Je l’ai même déjà recousu. »

Et sur ce, il ... reste exactement au même endroit, observant l’étranger d’un petit regard supérieur. Désolé... Mais il n’était pas bonne poire.

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Lun 23 Juin - 0:36

Qu'est-ce que tu fous. C'était exactement ça la question. La bonne question. La question à laquelle, bien évidemment, Charlie n'avait pas la réponse. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il recherchait... qu'il recherchait quoi déjà ? Ah, oui. Une bande pour soigner son poignet foulé, cassé (?). D'ailleurs, combien de temps prendrait-il pour se rétablir ? Il n'y avait pas de médecin sur cette île et il devrait probablement se débrouiller seul jusqu'à ce que cela aille mieux, mais il espérait quand même quelque chose. Même que l'une de ses hallucinations lui vienne en aide. Cette blessure l'handicapait plus qu'il ne le croyait, mais le pire était quand il tentait de dormir. Dans son sommeil, il ne faisait plus attention à ce poignet et la douleur le réveillait s'il s'appuyait un peu trop fort dessus. Ce n'était vraiment pas agréable.

Qu'est-ce que tu fous. Cette question résonnait dans son esprit, inlassablement. Elle le hantait. Et cet inconnu n'était pas le premier à la lui poser. Bon nombre de fois tous ces proches lui avait demandé et bon nombre de fois il s'était contenté de hausser les épaules en poursuivant son chemin. Sauf que cette fois-ci, il ne pouvait que hausser les épaules. Assis sur sa chaise, son regard s'était posé sur le coréen en face de lui sans pour autant véritablement le regarder pour autant. En l'espace d'aussi peu de temps, il remettait toute sa vie en question. Et, bon sang, qu'est-ce qu'il était venu foutre sur cette île ? La chance n'avait jamais tourné de son côté depuis qu'il était né... A moins qu'il ne songe pas comme il le fallait ? Etait-ce toutefois plus approprié de se dire qu'on lui avait offert une nouvelle chance de se racheter ? De recommencer à zéro - en tuant des innocents pour survivre ? Il y avait décidément des gens encore plus tarés que lui. Et eux, même pas besoin de drogue. Ces fous.

« Cinglés, lâcha-t-il. Ils sont complètement cinglés. »

Il soupira, secoua le visage et cette fois-ci, croisa vraiment le regard de son vis-à-vis à quelques mètres de lui. Ce dernier lui posa d'ailleurs une nouvelle question qui lui tira un sourire en coin. Alors, il avait fini par deviner le petit souci qui s'imposait chez l'américano-japano-coréen ? Le manque, en effet. Mais ce n'était pas n'importe quel manque. Pas de ce manque que tout le monde pouvait ressentir au sujet de sa famille, de ses amis ou de sa petite amie, non, pas ce manque-là. Pour Charlie, il s'agissait d'autre chose. Autre chose de, disons, un peu plus matériel. De physiquement plus visible dans tous les sens possibles du terme.

Mais c'était bien ça. Le jeune homme avait mis le doigt en plein dans le mil. Mais, était-ce si difficile que ça à deviner ? C'était à peine s'il tenait sur ses jambes lorsqu'il était debout et ses yeux presque injectés de sang témoignés pertinemment d'un manque de drogue. Il avait l'esprit trop occupé par tout cela pour songer un seul instant à se mettre à couvert de qui que ce soit même si, dans ces moments de « reprise de conscience » il se rendait bien compte que cela était dangereux pour lui. Est-ce qu'il était devenu assez fou pour jouer ainsi avec sa vie ? Inconsciemment, oui. Le plus ridicule dans tout ceci, c'était le fait qu'il n'avait même pas eu besoin de se retrouver enrôler dans le jeu pour mettre sa vie en danger.

Cependant, malgré sa lutte contre ce manque, Charlie avait trouvé le moment de demander au plus jeune s'il savait faire les bandages. Apparemment oui, mais il ne broncha pas plus de son perchoir. Un haussement de sourcil de la part de l'américain l'interrogea sur ses véritables intentions en lui répondant de la sorte, mais il ne s'attendait pas à ce qu'il comprenne ce qu'il lui transmettait là. Le blond passa une main dans ses cheveux avant de reporter ses pupilles sur le brun.

« Tu veux vraiment jouer au con avec moi ? Je suis peut-être pas mal touché, mais je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule. »

Menace ou pas, il reprit sa propre occupation, tentant lui-même de refaire son bandage. Il se fit fureur pour se concentrer sur ce morceau de tissu à l'aspect étrange, mais quand même plus propre que le bout de son tee-shirt qu'il avait déchiré, n'ayant que ça à portée de main. Il était facile de voir qu'il tremblait violemment et cela ne manquait pas de l'agacer lui-même. Et, encore une fois dû à son manque de drogue, il ne faisait pas attention au reste. Il était incapable de mettre tous ses sens en alerte et de porter son attention sur plus d'une chose à la fois. Mais tant qu'il ne s'était rien produit de grave pour lui, il ne ferait pas l'effort de résoudre ce problème.

Après plusieurs tentatives sans grand succès, il en eut assez et se remit sur ses pieds d'un bond en renversant volontairement sa chaise au passage. Saisissant le tissu de sa main valide, il en fit une boule pour l'envoyer sur son interlocuteur qui paraissait bien aise à le regarder dans cette galère. L'énergie qui se décuplait en lui lui hurlait de lui sauter à la gorge pour le passer à tabac sauf que la douleur de son poignet lui rappelait qu'il ne pourrait pas se défendre bien longtemps face à lui dans cette condition. Charlie faisait quand même de la boxe depuis plusieurs années, mais on ne lui avait jamais appris à ne combattre que d'un seul poing - impossible à réaliser, d'ailleurs.

« Eh, petit con ! l'apostropha-t-il de nouveau, tu comptes me regarder encore longtemps ? Ne crois-pas que j'allais te supplier pour que tu m'apportes un peu d'aide. »

Le plus âgé reprit son sac sur son épaule et cracha une nouvelle fois par terre, en direction d'où se tenait le coréen. Il lui lança un regard noir et décida de quitter cette salle de classe. De toute façon, si l'autre ne daignait pas lui porter ne serait-ce qu'un brin d'aide, cela ne servait strictement à rien de demeurer un instant de plus dans cet endroit.

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Jeu 26 Juin - 3:11


Dans un premier temps, Jae Seong n’est pas certain d’avoir entendu les paroles du jeune homme. Il y a donc un moment de blanc de son côté. Il se penche peut-être dans sa direction, comme si ça pouvait l’aider à mieux repasser la bande sonore. Il hésite même à lui demander de répéter, mais ça avait semblé être dit pour... il ne savait pas. Quelqu’un d’autre. Pas lui. Ce type se parlait peut-être tout seul... Ça empêchait certains de devenir fous. Il avait pas parlé de cinglés, justement ? JS ne s’en vexe même pas cette fois. Se parler seul pour combler un vide social... ok. Mais se parler seul quand quelqu’un d’autre était dans la pièce, ça le laissait vraiment plus dubitatif. Et vaguement inquiet, aussi. Pourquoi est-ce qu’il ne prenait pas ses jambes à son cou, hein ? Il était devenu téméraire à ce point ? C’était tout sauf intelligent. Puis un sourire qui n’avait absolument rien de rassurant et JS frémit un peu. Il savait ce que ce sourire sans joie, un peu mordant, signifiait. « Oui. ». Le manque. C’était une arme à double tranchant dangereuse, ici. Elle pouvait décupler les forces. Et elles pouvaient lâcher à tout moment. Aussi dangereuse pour lui que pour le garçon en face de lui.

Les paroles qui suivent énervent JS par contre. Ce type n’avait aucune idée des règles de ce jeu. Il ne parlait pas de ces règles qu’on expliquait à l’allée dans le bateau, non. Pas celles faites par l’organisation. Mais plutôt celles des participants. Celles qu’ils avaient établis entre eux sans même en avoir parlé. Les règles tacites. Les plus importantes. Plus encore que les zones interdites et l’interdiction de tenter de rejoindre le continent à la nage. Ici, ne pas les respecter pouvait conduire à des morts beaucoup trop cruelles.

« Si je me foutais de ta gueule, tu le saurais. », déclare sèchement Jae Seong sans quitter le bureau étudiant sur lequel il était juché. « Ça n’a rien à voir. Tu n’as rien compris. »

Il n’explique pas, non, le laissant rager comme un con sur ce bandage improvisé qu’il ne parvenait pas à faire. Et comment l’aurait-il pu ? Il avait le regard fuyant, des tremblements et il avait du mal à se concentrer. Vraiment, il était flippant. S’il l’avait vu, Jae Hwa l’aurait tué en une poignée de secondes avant de déjà tourner les talons sans un regard de plus pour le déchet humain que le jeune homme était devenu. Et en même temps... en même temps, il fascinait un peu JS. Il avait vu des types comme ça dans la rue pendant sa fugue. Et il savait de quoi ils étaient capables. Mais c’était plus fort que lui. Le drap lui revient. Il le tient contre lui sans quitter l’autre du regard. Et finalement, alors que l’étranger semble prêt à partir, la voix de Jae Seong s’élève à nouveau, grave et calme, étonnamment. Pourtant, il y avait bien eu une chaise qui avait volée et des insultes. Peut-être même y aurait-il eu des menaces si ce type n’avait pas d’autres chats à fouetter.

« Comment est-ce que tu t’appelles ? Moi c’est Jae Seong. On m’appelle JS. », commence d’abord le jeune homme, sa voix rythmée conservant toute l’attitude qu’il avait déjà au naturel. « Ici, tu rampes pour de l’aide, oui. C’est comme ça. Tu vas l’apprendre à tes dépends. Peut-être que d’où tu viens, insulter et taper du poing suffisait à avoir de l’aide. Ou bien ta belle gueule, j’en sais rien. Mais laisse-moi te dire un truc : ici, cette attitude va te tuer si t’arrives pas à la contrôler un minimum. Le manque doit être dompté sinon tu vas direct à la morgue et je sais de quoi je parle. Dans l’état, j’ai pas envie de t’approcher. Qui sait ce que tu pourrais me faire pendant que je serai concentré à faire ton bandage ? Ou tout juste quand j’aurai terminé. Ouais. Ici, faut que tu rampes pour de l’aide. Faut que tu montres patte blanche. C’est comme ça. »

Il pose doucement le bout de tissu à côté de lui, sans quitter l’étranger du regard. Un regard un peu sévère, mais pas dur, ni mesquin.

« Le type avec lequel je voyage est un militaire. S’il était arrivé pendant que tu me hurlais dessus et que tu faisais le mec menaçant avec moi, tu serais déjà mort. », rajoute-t-il. « Tu comprends ? Tu dois te contrôler. C’est primordial. À ce rythme, j’vais entendre ton nom aux haut-parleurs avant de l’entendre de ta bouche. »

Et à ce moment là, il n’y avait pas de retour possible. C’était juste la fin.

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Sam 28 Juin - 12:23

Appuyé contre l’encadrement de la porte de la salle de classe, Charlie eut clairement du mal à saisir toutes les paroles prononcées par son interlocuteur. Ce dernier se prénommait d’ailleurs Jae Seong, ou plus simplement, JS. Ce qu’il avait compris d’autre ? Que s’il ne faisait pas plus attention à son comportement ainsi qu’aux personnes à qui il se frottait dans son état de manque, il ne risquait pas de demeurer encore bien longtemps en jeu. Ici, il n’y aurait pas de pitié et il risquait bel et bien de se faire exploser les méninges en deux temps trois mouvements. Dans son état actuel, il était une cible ridiculement facile à atteindre : incapable d’aligner un pas après l’autre, de voir plus loin qu’un mètre devant lui et de se défendre. Le blond eut alors un haussement de sourcils à toutes ces pensées. S’il était encore vivant à l’heure qu’il était c’était sans aucun doute un coup de chance. Le coup de chance de toute sa vie, d’ailleurs.

Cependant, l’américain dut se laisser glisser contre le mur afin de se concentrer un peu plus sur ce que le coréen lui racontait ensuite. Ce garçon parlait décidément beaucoup trop et Charlie n’arrivait pas tellement à mettre en ordre tout ça. Il captait des bribes par-ci par-là en espérant pouvoir donner un sens convenable à ces mots. Il eut un petit rire sarcastique en comprenant que le plus jeune ne voyageait pas tout seul, que quelqu’un assurait ses arrières si jamais les choses tournaient un peu mal. Est-ce que c’était une bonne idée ? L’américain n’en savait rien et prit sa tête entre ses mains en fermant à demi les paupières. Le sang tambourinait dans ses tempes, lui causant un douloureux mal de tête. Il fouilla alors dans son sac et but une gorgée d’eau qu’il eut quand même du mal à avaler. Ce liquide transparent n’avait pas de goût, où étaient vodka et bières ?

En la remettant à sa place, il jeta un regard à Jae Seong, toujours assis sur ce bureau qu’il avait apparemment pris en otage.

« C’est toi qui me fais la morale alors que tu n’es même pas foutu de te tirer tout seul de ce foutu jeu ? Si tu as besoin de quelqu’un qui veille sur tes fesses c’est ton problème, pas le mien. »

Il baragouina ensuite pour lui-même quelques mots en américain qui signifiaient approximativement qu’il le trouvait encore plus ridicule qu’il ne l’était lui – le tout bien sûr agrémenté de quelques gros mots comme il avait le don de les encastrer dans ses phrases. Depuis les années qu’il s’était laissé aller à mal parler, il n’y avait eu personne qui avait réussi à le raisonner, à lui dire qu’en continuant de cette manière, il ne parviendrait pas à grand-chose. Mais Charlie étant Charlie, peu lui important tant qu’il arrivait à survivre au jour le jour. Il ne se projetait pas, n’avait plus le moindre projet en tête pour son futur et dans ses instants de légère reprise de conscience (oui, cela lui arrivait, rarement, mais cela lui arrivait) il se rendait bien compte qu’il pourrait se déclarer chanceux s’il dépassait les vingt-cinq ans d’espérance de vie. Alors s’il mourrait sur cette île, cela lui rendrait peut-être un grand service…

Pourtant, il lui arrivait tout aussi rarement qu’un quasi état de sobriété, de se raccrocher malheureusement et pitoyablement à ce semblant de vie qu’il traçait. Il tentait de se reprendre en main, notamment en abordant une tenue vestimentaire un peu plus raffinée que les jours précédents, en mettant de côtés toutes les drogues qu’il s’enfilait par la bouche, le nez et la peau sous différentes formes, et il sortait. Sauf que cela ne durait pas bien longtemps car il sentait ses seringues se promener dans la poche de sa veste. Que croyait-il en essayant de reprendre le contrôle de sa vie ? Qu’il s’en sortirait ? Il était d’un ridicule incomparable. Cela faisait bien trop longtemps qu’il avait plongé et que cette dépendance menait son chemin à sa place. Au final, c’était un peu comme si la drogue veillait sur lui, d’une certaine manière. Il ressemblait donc en quoi que ce soit à ce jeune homme perché sur son bureau ?

Charlie grogna, se releva en abandonnant son sac où il se tenait, puis s’avança de nouveau vers son interlocuteur. Il se cogna à une chaise qu’il repoussa d’un grand geste puis atteignit finalement Jae Seong. Il voulut le regarder dans les yeux, mais ce n’était qu’un semblant de volonté car cela faisait bien des mois que le blond n’avait plus regardé qui que ce soit dans les yeux. Les siens tressaillant et se perdant ailleurs. Il pointa l’index de sa main gauche non blessée vers le coréen.

« Je ne m’abaisserai jamais à te supplier. Je l’ai trop fait pour recommencer encore. »

Il hoqueta avant d’enfoncer sa main dans la poche de son pantalon. Oui, il préférait encore avoir mal à son poignet plutôt que de demander calmement à son interlocuteur de lui donner un peu d’aide. Combien de fois avait-il supplié père et mère dans l’espoir d’obtenir de l’aide de leurs parts ? Il n’avait obtenu que des échecs en retour et la ferme intention de ne plus jamais le faire pour qui que ce soit. Il avait décidé de se débrouiller tout seul, du début jusqu’à sa fin. D’un nouveau geste brusque, il reprit le linge posé sur le bureau.

« Je vais me débrouiller, JS », siffla-t-il.

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MessageSujet: Re: Can't be tamed feat. Charlie   Dim 13 Juil - 16:35


JS observe chaque mouvement du mec un peu louche, histoire de ne pas se laisser surprendre. Et franchement, il l’inquiétait toujours un peu. Cette impression n’allait sûrement pas lui passer, surtout que l’autre semblait faire tout son possible pour rester le plus inquiétant qu’il pouvait. Ça fait soudainement soupirer JS, qui l’observe boire en grimaçant. Un souci avec l’eau ? Il ne pose pas la question. De toute façon, l’autre reprend la parole pour.. dire quelques absurdités supplémentaires, du moins à ses yeux. Comme si ce n’était pas déjà suffisant ! Mais JS ne reste pas là à rien faire, lui répondant même si ça semble complètement inutiles. Par moments, il semblait ne même pas l’écouter... Ça valait la peine d’essayer de causer à quelqu’un.

« Où est-ce que tu as vu que c’était un problème ? », demande Jae Seong, sa voix grave s’élevant de façon un peu confuse dans la pièce. « Être avec quelqu’un me permet de garder toute ma tête. Mais tu semble être le genre de mec qui aime bien voir la vie en noir. C’est ton problème. »

Il l’ignore visiblement complètement lorsqu’il lui demande son nom d’ailleurs, préférant marmonne quelques paroles en anglais. Une langue que JS comprenait, mais là ce n’était vraiment pas assez clair pour qu’il mette le doigt sur ce qui était dit, à part quelques gros mots qui se démarquaient ça et là. Pourquoi donc est-ce que ça ne l’étonnait pas ? JS lève les yeux au ciel en grognant un peu. Ça commençait vraiment à l’emmerder, là. Et au moment où il commence à se dire que partir serait une bonne idée, ce type fonce vers lui. JS bondit souplement -il avait développé quelques talents depuis son arrivé, il faut croire !- de l’autre côté de la table histoire d’avoir au moins le meuble entre ce type et lui. Pas envie de finir étranglé ou pire, ça dépendait ce qu’il avait dans son sac ou ses poches, quoi. Pourtant, il ne semble pas vouloir le tuer ou le blesser. Juste lui faire un petit discours presque mignon sur sa fierté. Génial...

JS grogne en reculant, mais fonce dans un bureau qui fait un bruit monstre. De toute façon, Charlie en avait déjà fait assez pour rameuter tous les prédateurs à des kilomètres à la ronde. Pourtant, par habitude, il peste un peu.

« Alors j’te souhaite bonne mort. », marmonne finalement le geek tout en glissant une main dans ses cheveux pour les renvoyer vers l’arrière, jetant un regard noir au caucasien ou... métis... il ne savait pas. « De toute façon même si tu voulais supplier qui que ce soit, je pense que ça fonctionnerait pas trop. T’es vraiment un gros looser social, te fais pas d’illusions. Et dire que je pensais être un cas social moi-même ! »

Rien à voir, hein... Le jeune homme contourne la table avec précautions sans lâcher l’autre du regard. Surtout qu’il venait de plonger une main dans sa poche et ça, ça l’avait méchamment fait tiquer. D’ailleurs, JS grogne :

« Si tu sors un truc mortel de cette poche, j’te conseille de réussir du premier coup parce que mon pote va te faire la peau et sans douceur... »

Mais rien. De toute façon, il avait déjà rejoint la porte. Il a un regard vif par celle-ci pour être sûr de ne pas sauter dans les bras d’un cinglé encore plus effrayant que ce type-là, puis en revient à l’autre drogué deux secondes.

« J’te laisse avec tes problèmes, alors. Si on se recroise, viens pas chouiner sur mon épaule, ça fonctionnera pas... », lance JS tout en ayant une petite moue de dégoût. Désolé... mais là, comme ça, la première impression n’avait vraiment pas été bonne. « Je te laisse à ta sombre vie, pour le peu de temps qu’il te reste à en jouir. »

Lui, il se cassait vite fait, bien fait. Pas question de rester deux secondes de plus avec ce toqué. Il n’allait pas risquer sa vie aussi bêtement !

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