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 New Wave || Lee Na Yung ||

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MessageSujet: New Wave || Lee Na Yung ||   Mar 30 Sep - 16:58

15 octobre 2013
à 23h40

S’il fallait décrire la journée en quelques mots, ce serait : pluie, boue et nouveaux arrivants. Il y a quelques heures à peine, la plage était interdite d’accès pour les habitants de l’île, ce qui en mi-octobre est donc synonyme de débarquement de chair fraîche. Voilà donc pour moi l’occasion de tomber sur un ou deux petits arrivants et voir ce que cette nouvelle vague a à nous offrir. Je dois avouer que la petite fête en l’honneur du NEC n’a pas eu que des bons côtés : mon corps réclame un autre repas copieux, et je n’ai pas de quoi lui donner satisfaction. Voilà donc pourquoi je suis ici : j’espère pouvoir récupérer un peu de nourriture en allant directement piocher dans les sacs de nos nouveaux compagnons d’infortunes.

Ainsi, j’ai fait voile vers les plages, ou presque. Je n’ai nullement envie de voir mon collier exploser en approchant trop près de la zone interdite, et je m’arrête donc sur les quais, regardant de loin la sombre masse que je suppose, avec plus ou moins de certitude, être la plage. Attendre est à présent la seule chose à faire : il y aura bien quelqu’un qui passera dans les parages en fuyant le lieu du débarquement, mais pour ça, je dois m’armer de patience… et d’une hache au cas où. Laissant mon fusil à pompe dans mon sac, désireux de garder mes munitions le plus longtemps possible, j’avance doucement dans l’ombre des containers ; ma hache se reflétant dans l’eau sale du port.

Après quelques minutes d’inspections, je décrète l’endroit sûr pour me poser, attendre et me reposer un peu. Toutefois, mon entrainement de militaire m’a bien appris à ne jamais rester à découvert : un container fera une bonne cachette. Je me dirige vers le plus proche, légèrement entrouvert, et me glisse dedans. Un regard circulaire, il est entièrement vide, quoique tout de même habité par la poussière et la rouille… surtout la rouille.

Je déteste la rouille. La poussière, la saleté… tout ça ne me dérange pas tant que ça. Certes, le militaire civilisé qui est en moi a horreur de ne pas être tiré à quatre épingles. J’aime l’ordre et la propreté, mais je suis aussi habitué à devoir me salir les mains… et dans tous les sens du terme. La saleté n’est pas un problème. La rouille en revanche, pour une raison qui m’échappera toujours, me rend exécrable : je déteste la rouille. Quoi qu’il en soit, un bruit à l’extérieur du container me sauve d’un possible contact avec les parois rouillées. Je me fais tout d’un coup immobile, prêt à parer la moindre attaque, ou prêt à sortir de l’ombre pour attaquer la source de ce bruit. Celui-ci approche de mon container, je ressers l’emprise autour de ma hache, lâche d’un coup mon sac sur le sol pour ne pas m’encombrer, et attaque. Je me laisse choir de tout mon poids sur l’origine du bruit, sans pour autant me servir de ma hache, n’ayant pour l’instant nullement envie de tuer la personne que je viens d’assiéger. Je tombe au sol, emportant avec moi ladite personne, roulant au sol pour finalement me positionner au-dessus du corps frêle d’une demoiselle. La plaquant contre le béton, je lui fais miroiter mon arme tranchante en guise d’avertissement, puis, sans dire le moindre mot, je tire sur son collier afin d’apercevoir la petite pastille de couleur à l’intérieur. Me préparant à ce que ma victime profite de ce moment pour tenter de s’extraire de mon emprise, je ressers celle-ci, bien décidé à voir la couleur qu’elle arbore : rouge. Une pastille bien rouge, accentuée par le jaune de ma lampe torche. Je marque un temps d’hésitation. Elle n’est pas mauve, donc je peux la laisser en vie… mais ça ne la met pas non plus dans la case « à laisser tranquille pour le moment ».

Les quelques secondes que j’ai prise pour réfléchir me permettent d’apercevoir, en plus de son sac, des gants de boxe… Je regarde la demoiselle quelques secondes, puis les gants de boxe, puis de nouveau la demoiselle... et j’explose de rire. Le tableau que je dévisage est très étrange : un visage fin, mignon mais sexy, et des gants de boxe, épais et… des gants de boxe quoi. La pression accumulée ces dernières heures disparaît d’un seul coup. Soudain, je me rends compte qu’en réalité, je n’attendais qu’une chose : un moment de détente. Il y a peu, j’ai dû tuer deux autres personnes, deux gamins, de 15 ans tout au plus. Et même en étant habitué à ce genre de chose, leurs visages juvéniles avaient eu un certain impact sur moi… il me fallait une excuse pour décompresser un peu, et voilà que celle-ci arrivait, armé de gants plus gros que son propre visage.

Une fois mon fou rire calmé, je dessers mon emprise, me relevant :

« Dis-toi que t’es chanceuse… »

Ne serait-ce que pour ce court moment de décontraction, je vais la laisser en vie. Et puis, après tout, mon but n’est pas de dépeupler cette île, la laisser en vie n’est en rien contraire à mes règles. Je récupère mon sac, ma hache toujours en main, jette un coup d’œil à celui de la demoiselle, puis enfin à son visage juvénile. Un nouveau sourire naît sur mes lèvres, reste de mon fou rire peut-être un peu excessif, puis disparait à nouveau quand le militaire en moi m’ordonne de me ressaisir.

« Tu viens d’arriver… t’a fait plus vite que j’imaginais pour venir de la plage à ici. »

En toute franchise, je pensais devoir attendre bien plus de temps avant de voir la première personne pointer son nez dans les parages, le temps de faire la trotte séparant les quais de la plage, mais faut croire que l’adrénaline d’arrivée, ainsi que mon estimation et mes connaissances de l’île sont à revoir. Si j’ai choisis cet endroit de l’île, c’est pour y être déjà venu à mon arrivé sur l’île; c’est par ici que je suis passé en quittant la plage. Mais j’oublie aussi le fait que pour venir jusqu’ici ce soir, il m’a fallu du temps.

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MessageSujet: Re: New Wave || Lee Na Yung ||   Mar 30 Sep - 23:04

La drogue qui s’écoule dans mes veines me paralyse. Je ne suis plus maître de mon propre corps, je n’ai plus aucun droit sur les mouvements que je souhaite faire. Je voudrais crier, je voudrais me débattre, mais seules mes larmes coulent le long de mes joues, tandis que mon corps se retrouve bercé par ce bateau qui me mène jusqu’aux portes de l’enfer. J’ai peur… j’ai si peur. Si j’avais pu, je serais devenu une poupée en chiffon, déformée par ses tremblements incessants. Mon âme sert donc de substitue à cette réaction de pure frayeur, bien que personne autour de moi ne puisse le voir. Sauf peut-être si quelqu’un venait à plonger son regard dans mes yeux. Le risque serait qu’il y retrouve mon âme dansante sous les secousses qui la manipulent violemment. Mais moi, physiquement, je ne suis plus que de cire, perdue dans les effets de cette potion dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Aujourd’hui encore, je ne sais pas  comment ça s’appelle. Je saurais seulement dire que c’est une drogue, une plutôt vilaine, car elle se montre assez puissante pour retenir mon cerveau d’envoyer chaque information à mes membres. En vrai, c’est douloureux. La simple pensée de ne pas pouvoir bouger à ma guise me fait mal. Elle m’effraie peut-être même plus que l’endroit où je suis emmenée de force, en compagnie d’autres personnes que je n’ai jamais vu avant ce jour. Des gens qui, comme moi, son tirés de force derrière les barreaux du diable. Ciel que j’ai peur. Que se passera-t-il, une fois sur ces terres ? J’en ai déjà vaguement entendu parler. Les gens s’entre-tuent. Ils deviennent fous. Toute trace de véritable humain s’évapore sous le doux feu provoqué par cette île empoisonnée. Ils perdent la raison, oublie la personne qu’ils étaient avant de venir. L’homme ou la femme qui, jamais, au grand jamais, n’aurait pu tuer un enfant. Les règles du jeu sont puissantes. Elles réussissent à changer l’homme, le faire chanter sous sa mélodie à elle. Mais moi… je dois échapper à ces couleurs sombres, je ne veux pas devenir une meurtrière. Je ne peux pas faire couler le sang. Maman, aide-moi…

Une première secousse. La voix d’un homme s’élève, nous faisant avaler un grand nombre d’instruction qu’il est presque impossible de garder en tête mot pour mot. Puis des sacs sont distribués. Je regarde le mien en silence. Peu à peu, je sens que je me réveille, bientôt, je pourrais marcher. Mais quelle en sera l’utilité ? Dès l’instant où nous avons quitté le port, l’espoir de pouvoir fuir s’est envolé. Mais pourquoi… pourquoi un tel jeu a-t-il été créé ? Quelle paix les créateurs ont-ils pu y trouver, pour s’y abandonner. Et surtout, pourquoi n’y participent-ils pas ? C’est joli de rire du sort de pauvres enfants abandonnés sur une île déserte, mais eux-mêmes n’ont pas le fichus courage de tenter leur propre survie. Ils sont méprisables… ils me feraient presque pitié, si je n’étais pas devant la porte de la mort. Autant avouer que je n’ai pas non plus le temps de leur vouer une quelconque haine, car une seconde secousse se présente sous nos pieds, et je me sens tanguer, manquant de tomber. Car désormais, nous sommes debout, un peu comme au garde-à-vous. Nous devons nous préparer à sortir du bateau, puis à quitter la plage. Aurons-nous seulement la force que d’y échapper ? Mon cerveau semble plongé à son tour dans un profond sommeil, ayant perdu contact avec ses « collègues » bien trop longtemps. Je me dois de secouer la tête pour le réveiller. Bien qu’en vrai, il aurait pu dormir, car j’aurais voulu mourir parmi les poissons, sans jamais avoir à découvrir le sable fin et pollué.

Trop tard. Me voilà dehors. J’ai froid. J’ai eu le petit geste que de m’habiller chaudement, mais je suis comme congelé. Est-ce l’effet second de la drogue, ou seulement la peur qui me joue l’un de ses tours machiavéliques ? Là n’est pas le moment de penser, mais plutôt d’agir. Comme dans un film d’action. J’ai une quinzaine de minutes pour partir. Par quoi devrais-je commencer ? Un peu bête, j’ouvre mon sac pour y découvrir mon arme. Alors, je suis partagé entre le soulagement et la déception. Ce n’est pas une arme susceptible de blesser. Ainsi, je ne pourrais faire de mal à personne, et je garderais mon esprit d’ange. Mais d’un autre côté, je ne pourrais me défendre qu’au corps à corps, et je doute que les personnes se trouvant ici soient saines d’esprits… J’enfile donc mes gants de boxe, malheureusement trop grands pour mes petites mains. À quoi vont-ils me servir ? Je regarde autour de moi, les gens sont déjà en chemin pour partir. Ne trouvant toujours pas l’utilité de mon arme, je décide de faire de même, me dirigeant vers des containers. Et là, surprise. Sans que je ne m’y attende, je me retrouve plaquer au sol, pour je ne sais quelle raison, par je ne sais qui. Un homme… très beau, mais qui pourtant me fait peur. Vais-je donc mourir dès mon arrivée ? J’ai promis à maman de rentrer saine et sauve, alors je dois survivre. Il ne faut pas que je meurs, pas tout de suite. Mais je suis paralysé, je ne peux pas faire le moindre geste, le moindre mouvement. Il en profite pour regarder mon collier, sûrement curieux de ma couleur. Maintenant, il la connait. Moi pas. Ce n’est pas très juste. J’avoue être curieuse de savoir dans quel clan j’ai atterris. Puis aussi si j’ai eu ma couleur préférée. Et oui, j’ai beau me retrouver sur une île qui infeste la mort, je reste une enfant de seize ans fraichement kidnappé de sa petite vie tranquille et de son esprit d’enfant. Je reste encore un peu insouciante. Mais pas assez pour ne pas avoir peur de cet inconnu. Il ne me fait rien, cependant. Au contraire, après un bref coup d’œil à ma personne, il éclate de rire, pour parler et m’avouer être chanceuse. En quoi je le suis ? Je viens d’être jetée tête la première dans la gueule du loup, en quoi la chance est-elle avec moi ? Je finis par trouver la force de me relever, lui-même étant debout. Je le sonde du regard plusieurs secondes, essayant d’ignorer la beauté qui dessine les traits de son visage sali. J’essaie d’imaginer à quoi cet homme aurait pu ressembler s’il était resté en ville, mais la pensée est bien trop triste pour que je m’y abandonne. Je reporte donc mon attention sur mon attaquant, qui au final a décidé de me laisser la vie sauve. Je finis donc par me relever à mon tour et je retire mes gants pour pouvoir retirer la saleté de me habits. Heureusement que mon change m’a suivi.

- Tu fichais quoi au juste… ?

Premiers signes de ma seconde personnalité, d’un moi que je ne connais pas et qui, franchement, n’a rien à faire là. S’il y a bien une chose que je ne souhaite pas, c’est énerver ce bel inconnu qui tient dans sa main une hache qui pourrait me blesser à n’importe quelle seconde. Je décide donc de m’incliner timidement pour me faire pardonner de ce ton hautain, puis je regarde autour de moi.

- Tu es ici depuis longtemps ? Ça fait… peur.

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MessageSujet: Re: New Wave || Lee Na Yung ||   Mer 1 Oct - 15:10

Je prends un peu de temps pour la détailler la demoiselle : plus petite que moi, et doté d’un visage juvénile, elle doit être aussi plus jeune. Peut-être 15 ans ? Ou 16 ans… Guère beaucoup plus en tout cas. Elle a de grands yeux pour une asiatique, ce qui accentue ses traits encore assez enfantin, pourtant déjà très beau. Si le destin lui en avait laissé le temps, elle serait sans nul doute devenue une très belle femme. Mais elle venait d’être tirée au sort dans la grande loterie du NEC, et elle allait mourir ici… tout comme moi d’ailleurs, mais en qui me concerne, j’ai été préparé à cette éventualité.

Pendant que je suis plongé dans mes pensées, à évaluer la demoiselle aux gants de boxe, celle-ci se décide finalement à ouvrir la bouche, posant une question dont le ton de défit tranchait bizarrement avec son visage mignon et enfantin. Et, comme si elle pouvait lire dans mes pensées, elle semble prendre conscience de son ton, et s’incline. Bien sûr, le fait d’être armé, et d’avoir déjà eu l’occasion de la tuer n’est pas étranger à ce soudain virement.

« Qu’est-ce que je foutais ? A ton avis ? Je méditais. Le sens de la vie, le temps qui passe… des trucs dans ce genre quoi. »

Des sarcasmes évidement. Toute personne me connaissant ne serait-ce qu’un peu sait que je ne suis pas du genre à méditer… et même si c’était mon genre, il n’y a pas besoin de s’appeler Sherlock pour comprendre que je ce n’est pas ce que j’étais en train de faire.

J’arque un sourcil quand elle me pose une nouvelle question, agrémentant celle-ci d’un « ça fait peur ». Elle se croit où là ? Dans une colonie de vacances ? Le fait qu’elle est l’air si perdu m’énerve un peu au fond. Je sais que je ne peux comparer l’état d’esprit dans lequel elle se trouve au mien quand je suis arrivé, pourtant je ne peux m’empêcher de le faire. Elle est faible, et pas que physiquement. Mon boulot est de faire durer ce jeu le plus longtemps, donc même sans la tuer, je sais qu’elle doit mourir sur cette île, et rencontrer quelqu’un fraichement débarqué, perdu, abattu et faible est… gênant. Parce que je sais que peu importe l’effort qu’elle va faire pour se renforcer, pour devenir plus forte et pour survivre, elle n’a d’autre choix que d’être croqué à un moment où l’autre, et si elle tarde trop à réaliser ce qu’il se passe, elle n’aura pas le temps de passer le mois ici.

« Bienvenue à Battle Royal ma jolie. »

Je la dévisage pendant ce qui me parait un long moment, à réfléchir sur ses chances de survie. Peu importe sous quel côté je soulève ce problème, elles me paraissent toujours faibles.

« Finalement, tu n’es peut-être pas si chanceuse que ça… »

Dis-je en pensant aux probabilités qu’elle avait de ne pas se faire tuer une fois seule. Au bout de quelques secondes, je me décide enfin à lui répondre à sa question :

« Je suis ici depuis un mois. »

Un mois, jour pour jour. Pourtant, ça me paraît bien plus long. Tellement de choses ce sont passés pendant ce mois que j’ai l’impression d’être ici depuis bien plus longtemps. Alors ainsi, il y a un mois, j’étais un militaire redevenu lycéen ? Comment en si peu de temps, comment depuis mai, ma vie a-t-elle pu autant changer ? Redevenu lycéen suite à un échec, puis finalement être envoyé ici, alors que je pensais ne jamais pouvoir y mettre les pieds…

Et puis, parce que mine de rien, je suis venu ici pour une raison bien précise, j’ajoute, cette fois-ci beaucoup moins conciliant :

« Montre-moi ton sac que je vois ce que tu as d’intéressant… à part tes gants de boxe. »

Elle a beau être mignonne et frêle, ça ne change rien aux faits que je suis venu pour voir s’il n’y a rien d’intéressant pour moi; comme une autre arme, ou des munitions pour mon fusil à pompe, ou encore de la nourriture. Si elle n'a que les doses de bases donnés à chacun avant d’être balancé ici, je lui laisserais. Je ne suis pas cruel au point de la laisser mourir de faim pendant que je me remplis l’estomac avec sa portion. En revanche, si elle a eu la bonne idée en plus d’emporter autre chose, je ne me ferais pas prier pour prendre une petite part dedans…  

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Dernière édition par Baek Seung Ho le Dim 5 Oct - 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: New Wave || Lee Na Yung ||   Ven 3 Oct - 9:42

J’ai cette impression d’avoir son regard fixé sur moi, sûrement pour dévisager mon être si enfantin. Cela me fait penser que je n’ai vraiment pas la carrure pour vivre dans un tel endroit. Je me demande même quel genre de personnes je pourrais trouver sur ces terres. Il y a-t-il d’autres enfants tout aussi vulnérables que moi, prêts à être tués ? Après tout, le hasard est maître des choix, alors la réponse me devrait être évidente. Mais cette pensée m’arrache tout de même une petite grimace. Dans quel monde suis-je donc née ? Je secoue légèrement la tête, toujours sous les beaux yeux de mon assaillant. Il semble réfléchir, tout comme moi. Cependant, je ne saurais dire ce qui se trame dans ta tête. Pèse-t-il l’idée de me tuer, plutôt que de me laisser en vie ? Ou bien celle de me torturer, ou peut-être… non, je ne sais pas. Il pourrait faire beaucoup de choses avec moi, en vrai, mais je n’ose pas vraiment voir ces possibilités défiler devant mes doigts. Je les efface donc d’un petit clignement d’yeux, puis je les pose sur cet homme. Il est sale, comme moi désormais. D’ailleurs, ceci me dérange fortement. J’avais espéré pouvoir rester un minimum propre jusqu’à trouver une source d’eau où me laver. Et bien, grâce à cet inconnu, c’est raté. Le pire est que je ne peux pas lui offrir quelconque vengeance, pour la simple et bête raison qu’il tient entre ses longs doigts une hache qui me semble… très tranchante. Avec mes gants de boxe ridicules, je ne fais décidément pas le poids. Puis à quoi vont-ils me servir au juste ? Est-ce seulement considérer comme une arme ? Les maîtres du jeu pourraient nous munir un peu mieux. Quitte à se faire tuer, autant que ce soit avec un minimum d’honneur, selon moi. Mais qui suis-je pour donner mon avis, si ce n’est une petite fille perdue dans la verdure qu’offre cette île, et la douleur qu’elle a à offrir.

Lorsque le jeune homme répond, je sursaute. Perdue dans mes pensées, j’en ai à moitié oublié sa présence. J’en sens mes joues se teinter d’un petit rose presque incolore, la gêne grimpant en moi. J’essaie cependant de l’ignorer et de me concentrer sur ses paroles. Méditer, dit-il ? Avec une hache dans la main, au port, le jour où la nouvelle vague pose ses pieds sur l’île pour la toute première fois ? Me prend-t-il pour une idiote ? Peut-être. Ou alors, il se fout tout simplement de moi. Et ça… c’est fortement déplaisant. S’il n’avait pas tenu une hache près de lui, je pense que je lui aurais mis mon poing de boxe dans la face. Oui, voilà, je lui aurais fait sa jolie petite bouille qui, malgré tout, pourrait faire fondre beaucoup de fille. Du moins, si la situation était différente. Puis, à quoi je pense moi ? Je viens discrètement me pincer la cuisse pour me ramener à la raison, mais aussi remarquer que j’ai énervé cet être étrange. Oh, et je suis certaine que tout le monde est bizarre ici. Après tout, à passer ton temps à sauver sa vie, on doit bien devenir fou ? Mais lui, il semble avoir gardé un minimum de sa raison. Si ce n’est qu’il a essayé de me tuer, mais ça, c’est le but du jeu non ? Ou alors, il me menaçait juste pour avoir quelque chose. Mais quoi, je ne saurais y poser les mots.  

Je dois le remercier, ou dois-je lui rire au nez ? Je doute qu’une bienvenue soit la meilleure des expressions, dans une telle situation. Quoi que… il n’y a pas grand-chose d’autre à dire. Je baisse donc seulement mes yeux, sans lui répondre. Je ne vais tout de même pas le remercier, même si le compliment pourrait être flattant, s’il ne sonnait pas aussi ironique. Et voilà qu’il me dévisage une nouvelle fois. Non mais va-t-il donc cesser de me détailler avec autant de précision ? Ce n’est guère gênant, mais plutôt fatiguant. C’est pourquoi je pose mon regard sur sa personne et me permets de faire de même, sans pour autant savoir que nos raisons de nous dévisager sont complètement différentes. Pendant que lui juge dans mon inconscience mes chances de survies, moi, j’essaie simplement de garder son visage en tête. Il se pourrait bien que je le rencontre de nouveau dans le futur, et me jeter sur lui sans même me souvenir de l’avoir rencontré serait fort stupide. Drôle, mais stupide. Enfin, drôle, c’est à revoir… A ma façon de penser, on dirait bien que je ne suis pas encore dans le bain rouge dans lequel nous engouffre cet enfer. J’ai encore du mal à réaliser, jusqu’à entendre le son de sa voix. Il répond enfin à ma question. Un mois ? C’est à la fois longtemps, et très court. Dans la vie de tous les jours, un mois serait insignifiant, mais ici, c’est un mois de plus en vie. C’est assez compliqué, comme nouveau calcul, mais je suppose que c’est comme ça. Mais dans ce cas, à partir de quel moment devient-on fou, si même après un mois, il a pu garder toute sa tête ? C’est étrange, mais fascinant comme question. Je suis étrange. Tout ça ne me ressemble pas. Suis-je déjà en train de venir folle ?

A ses mots, je regarde mes deux sacs. Le quel veut-il voir au juste ? La réponse est si évidente, mais je n’ai pas envie de lui donner mon sac personnel. Il contient tout ce qui m’est de plus précieux. Ma peluche, mon bracelet, mon journal intime et même mon IPod. Maintenant que j’y pense, je n’ai même pas emmené de nourriture. On m’envoie en enfer et moi, j’emporte seulement des biens qui ne m’aideront pas à survivre. Disons que la faute revient à la fatigue. Enfin bref, je ne veux pas le lui donner. Et si tu le vides sur cette herbe sale ? Il va abîmer mes précieux souvenirs. Ils ne méritent pas de toucher la boue. Ou s’il décide de casser quelque chose en se moquant de moi, ou à voler quoi que ce soit dans le simple but de me mettre en rage ?

- C’est à moi, il n’y a rien d’intéressant dedans. Pas touche !

Ces mots quittent la barrière de mes lèvres sans que je ne puisse les contrôler. Je perds vraiment la tête. Comment puis-je avoir le simple orgueil que de refuser ce que me demander un psychopathe qui tient une hache ? C’est comme me jeter dans la gueule du diable, chercher la mort, un suicide à sa manière. J’essaie de me rattraper en attrapant mon sac personnel, et le donnant au monsieur dont je ne connais toujours pas le prénom. Ce qui est assez embêtant pour la jeune fille curieuse que je suis. Je ne sais pas vraiment si les présentations sont les bienvenues ici. En ville, en tant qu’humains civilisés, c’est un acte normal, voir plus que normal. On doit se présenter, connaître l’identité de la personne face à nous. Mais loin des maisons, des industries, j’ai l’impression que nous ne sommes plus que les animaux que nous avons toujours été. Des loups, des tigres, des cerfs et des lions, chacun ses forces et ses faiblesses, et chacun au devoir de tuer pour survivre. Bon, tant pis. Je suis encore un petit être civilisé, moi, alors il me pardonnera cette question qui sonnera sûrement stupide à ses oreilles.

- Tu t’appelles comment… ?

Je garde une touche de timidité dans le timbre de ma voix, quelque chose d’assez rare chez moi. Je suis sociale et rentre-dedans. Mais la situation est telle que même la personne la plus arrogante pourrait se mettre à genoux et peut-être lécher quelconque chaussure pour pouvoir garder sa vie sauve. Tel est le pouvoir d’une arme capable de te couper la tête. Capable de te faire trembler.

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MessageSujet: Re: New Wave || Lee Na Yung ||   Dim 19 Oct - 19:50

Un long échange de regard, bercé par les doux clapotis de l’eau contre la paroi du quai, pendant que nous sommes tous deux silencieux, à réfléchir au sujet de l’autre. D’une certaine manière, ce qu’elle peut penser de moi m’intrigue. Je n’ai jamais vraiment accordé de crédit à ce qui passe par la tête des gens à mon sujet, et même s’il peut m’arriver d’être curieux aux sujets de certaines réactions vis-à-vis de moi, cela est toujours assez occasionnel : je me suis fait à l’idée que la plupart des personnes ne peuvent pas comprendre ce qui me motive. Mais en présence d’une fille qui semble perdue, qui ne connait rien de cette île, et qui ne sais pas qui je suis, certaines questions se soulèvent. Que peut-elle bien penser de moi ? Certainement pas de bonnes choses : ce lieu est nouveau pour elle, elle ne semble pas encore avoir réalisé sa mauvaise posture sur cette île, et la première impression qu’elle a eu de moi n’est certainement pas l’une des meilleurs qu’elle gardera en souvenir.

Il faut à la demoiselle un certain temps avant qu’elle ne daigne réagir à ma requête… quoique, cela tiens plus de l’ordre que de la requête, mais passons. Pendant un temps, elle regarde ses deux sacs comme si elle se demandait duquel je parlais. Néanmoins, pas besoin de s’appeler Sherlock pour comprendre que je n’avais que faire du sac que l’organisation donne aux nouveaux arrivants, et que je m’intéressais à l’autre.

Elle me répond tout d’abord d’une manière assez étrange… un mélange entre la colère et l’infantile. Oui, c’est ça. Elle réagit comme un enfant aurait réagis si l’on avait cherché à lui voler son doudou favori. C’est du moins l’impression que ça me donne, et en tout franchise, je n’ai jamais été un connaisseur dans la matière : les enfants, les doudous et les caprices qui vont avec n’ont jamais vraiment fait partie de mon quotidien.

Machinalement, ma main se resserre autour de la hache, alors que je m’apprête à lui faire comprendre que je ne lui demandais pas son avis. Néanmoins, son bon sens, si elle en est vraiment douée, lui dicte de ne pas jouer les gamines énervantes, et finalement elle me tend son sac. Sans un mot, et sans attendre plus de temps que nécessaire, je le saisis et l’ouvre pour voir ce qu’il contient. J’en sors une peluche, qui vient étayer ma thèse de l’enfant capricieux. Elle protégeait bien son doudou préféré finalement… un sourire amusé naquit mes lèvres. Entre sa peluche, son visage mignon et ses gants de boxes, il y a tout un monde.

Pendant que je fouille dans son sac, la demoiselle me demande comment je m’appelle. Je ne lui réponds pas tout de suite, vérifiant le contenu du sac, tout compte fait pas du tout intéressant. Je n’ai que faire de son doudou et de son ipod. Tout en fouillant, je ne peux m’empêcher de noter l’hésitation de la jeune fille quand celle-ci tente de sociabiliser. Je suis certainement une des personnes les plus aptes à comprendre le doute qui la prend alors qu’elle essaie d’entretenir une relation « normale ». J’ai toujours été très sociable, et rien ne vaut à mon avis, le plaisir d’une compagnie amicale. Mais sur cette île, tout est différent : tous les codes sociaux qui ont façonnés notre vie sont brusquement effacés, comme balayé par un grand courant d’air. Il n’y a plus rien, si ce n’est le doute, la peur et la mort.

« Seung Ho. »

Cette île ne doit pas changer ce que je suis. Je me suis promis de rester le même, de servir mon pays comme j’ai toujours voulu faire, mais de rester la personne sociable et heureuse de pouvoir partager des moments avec d’autres personnes. C’est pour ça que j’ai voulu connaître l’identité de chaque personne que j’ai rencontré sur cette île. Ne serait-ce que pour avoir le nom d’autres personnes, de savoir qu’ils existent et que j’ai croisé leur route, ou même avoir une pensée pour eux si leur nom retentit dans les hauts parleurs.

« Et toi ? »

Comme je n’y ai rien trouvé d’intéressant pour moi, je lui rends son sac, lui prodiguant par la même occasion ce conseil :

« Tu devrais modérer un peu tes impulsions. Sur cette île, tout le monde n’est pas aussi patient que moi, et tes réactions pourraient éveiller la colère de certaines personnes. »

Même si je ne l’ai jamais croisé, je fais confiance à Jae Hwa au sujet de cet Ihn Kyang. Il m’a mis en garde contre ce gars, et j’ai donc tendance à penser qu’il pourrait être de ceux qui n’hésitent pas à tuer au moindre pet de travers.

HRP: désolé pour le retard ~

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